Compendium · Bibliothèque universelle
Origines
Les 16 backgrounds D&D 2024 qui définissent le passé de ton personnage.
Ici tu trouves toutes les origines disponibles dans D&D 2024 — ce que ton personnage faisait AVANT de devenir aventurier. Chaque origine octroie trois augmentations de caractéristiques (+2/+1 ou +1/+1/+1 réparties entre FOR / DEX / CON / INT / SAG / CHA), deux compétences maîtrisées, la maîtrise d'un outil, un don d'origine acquis automatiquement, et un équipement de départ.
Tu peux filtrer par don d'origine fourni (Acolyte donne Initié à la Magie Clerc, Criminel donne Vigilant, etc.) ou par caractéristiques proposées pour trouver l'origine qui correspond le mieux à ton concept. Toutes les origines sont accessibles à toute classe et toute espèce — aucune restriction RAW D&D 2024.
Acolyte
Tu as grandi à l'ombre des autels et au son des cantiques. Que ce soit dans un grand temple de cité ou dans un bosquet sacré à l'écart des routes, tu as servi une divinité ou un panthéon sous la tutelle d'un prêtre, apprenant les rites, les chants liturgiques et les principes de ta foi. Tes mains ont versé l'huile d'onction et recopié à la plume les textes sacrés, tes lèvres ont murmuré les prières funéraires, et ton oreille a recueilli les confidences des fidèles. De cette vie d'office et d'étude, tu as tiré une connexion intime avec le divin — assez pour canaliser une parcelle de magie sacrée au service de ton sanctuaire et de ceux qui venaient y prier. Que tu sois devenu prêtre, moine cloîtré ou simple gardien du temple, tu portes en toi la marque d'une vocation spirituelle.
Artisan
Dès que tu as eu la force de porter un seau, tu as frotté les sols et astiqué les établis d'un atelier pour quelques piécettes par jour. Puis est venu l'apprentissage, sous l'œil exigeant d'un maître : forgeron à l'enclume ronflante, charpentier, tanneur, joaillier — peu importe le métier, tu y as gagné une précision technique et une compréhension intime des matières. Ton atelier était autant un lieu de travail qu'une école de la vie. Tu y as appris à repérer le moindre défaut d'un coup d'œil, à transformer l'effort patient en objet de valeur, et à amadouer le client le plus tatillon. Cette discipline du travail bien fait, conjuguée à l'art de la parole convaincante, fait de toi quelqu'un qui sait à la fois créer et vendre.
Charlatan
Tu n'es pas celui que tu sembles être — et tu en as fait un art. À peine en âge de commander une chope, tu avais déjà ton tabouret attitré dans toutes les tavernes des environs. D'auberge en auberge, tu as appris à lire les gens comme un livre ouvert, à repérer leurs faiblesses, leurs désirs et leurs peurs. De cette compréhension fine de la nature humaine, tu as tiré un mode de survie : tromper, séduire, manipuler. Fausses potions miracles, arbres généalogiques trafiqués, lettres de recommandation falsifiées — tu vends à chacun le mensonge rassurant qu'il est venu chercher. Tu sais endosser le costume du rôle, et tu sais aussi disparaître quand l'orage menace, car la vigilance face aux forces de l'ordre est devenue une seconde nature.
Criminel
Tu as vécu dans l'ombre de la société, gagnant ton pain dans les ruelles sombres en coupant des bourses ou en cambriolant des échoppes. Peut-être faisais-tu partie d'une petite bande où chacun couvrait les autres ; peut-être étais-tu un loup solitaire, obligé de tenir tête à la guilde des voleurs locale et à des malfrats bien plus redoutables. Les patrouilles de la garde, les receleurs honnêtes (parmi les voleurs), les tavernes où l'on ne pose pas de questions : tout cela fait partie de ton quotidien. Ton savoir-faire repose sur trois piliers — la dextérité pour crocheter et escamoter, la discrétion pour ne pas être vu, et le flair pour repérer une cible facile ou un piège bien tendu. Si tu as survécu si longtemps dans ce milieu, c'est que tu as su développer un instinct du danger et la capacité de réagir avant que la lame ne tombe.
Artiste
La scène est ton royaume. Tu as passé ta jeunesse à suivre les foires et les troupes itinérantes, rendant mille petits services aux musiciens et aux acrobates en échange de leurs leçons. Peut-être as-tu appris à marcher sur un fil tendu, à faire chanter ton luth d'une manière bien à toi, ou à déclamer des vers sans jamais trébucher sur un mot — tu sais comment captiver une foule et la faire vibrer à ton rythme. Cette vie de spectacle t'a appris bien plus que ton art : tu maîtrises la grâce du mouvement, la lecture de l'audience (savoir quand pousser un crescendo et quand laisser un silence parler), et la discipline physique qu'exigent des heures de répétition. Aujourd'hui encore, les applaudissements te portent, et tu rêves de la prochaine scène.
Fermier
Tu as grandi les mains dans la terre, le dos courbé sur les sillons et les yeux levés vers un ciel dont tu sais lire les présages. Tu as semé, moissonné, soigné les bêtes, relevé une clôture abattue par l'orage et rafistolé la charpente d'une grange. Ces années de labeur t'ont récompensé d'une patience à toute épreuve et d'une santé robuste que les citadins n'imaginent pas. Mais ne sous-estime jamais la sagesse paysanne qui t'accompagne : tu sais quand un orage menace, quel champignon est mortel et lequel est comestible, comment calmer un animal blessé. Tu apprécies les largesses de la nature autant que tu respectes ses colères — une intelligence pratique qui vaut tous les livres des sages.
Garde
Tes pieds se souviennent encore des heures interminables passées à ton poste, en haut de la tour de guet. On t'a appris à garder un œil tourné vers l'extérieur des remparts, à l'affût des maraudeurs surgis de la forêt voisine, et l'autre vers l'intérieur, à la recherche des coupe-bourses et des fauteurs de troubles. Tu en as tiré une vérité simple : la vigilance sauve des vies — la tienne d'abord, celles que tu protèges ensuite. Les longues heures de faction t'ont enseigné à repérer le moindre détail anormal : une silhouette qui s'attarde trop, un pas trop léger, un regard fuyant. Tu sais faire le premier geste pour neutraliser un assaillant avant qu'il ne dégaine. Ton corps entraîné par les exercices quotidiens et ton œil averti font de toi une sentinelle redoutable.
Guide
Les contrées sauvages sont ta maison. Tu as grandi loin des terres habitées, et ton foyer était partout où tu déroulais ton sac de couchage. Là où d'autres voient une forêt impénétrable, tu lis un livre ouvert : les traces fraîches d'un cervidé, les baies comestibles, les nuages qui annoncent l'orage. Monstres étranges, rivières intactes, ruines envahies par la végétation où marchaient jadis des géants — tu as appris à te débrouiller seul en les explorant. Cette communion avec la nature est devenue une seconde peau. Tu sais te déplacer sans bruit (discrétion instinctive), dresser un campement sûr en territoire hostile et reconnaître un sentier qui semble n'en être pas un. Il t'est arrivé de guider des prêtres de la nature bienveillants ; en retour, ils t'ont enseigné les rudiments de la magie des terres sauvages.
Ermite
Tu as passé tes jeunes années à l'écart du monde, dans une hutte ou un monastère perdu bien au-delà du dernier village. Tes seuls compagnons étaient les bêtes de la forêt et les rares visiteurs qui montaient t'apporter des provisions et des nouvelles du dehors. Cette solitude t'a laissé de longues heures pour méditer sur les mystères de la création — la nature de l'âme, l'origine du monde, la place du divin. Cette contemplation prolongée t'a aussi rendu attentif aux corps et à leurs maux. Tu as appris l'art des remèdes naturels — les herbes qui guérissent, les onguents qui apaisent, les gestes qui remettent un blessé sur pied. Ce que tu es venu chercher dans la retraite, et ce que tu y as trouvé, n'appartient qu'à toi.
Marchand
Pour toi, chaque objet a une valeur — il suffit de la déterminer. Apprenti chez un négociant, un maître de caravane ou un boutiquier, tu as appris les bases du négoce, puis tu as beaucoup voyagé, achetant et revendant les matières premières dont les artisans ont besoin ou les ouvrages qui sortent de leurs ateliers. Par navire, par chariot ou en caravane, tu as convoyé des marchandises d'un bout à l'autre du pays — ou tu les as rachetées à des colporteurs pour les revendre dans ta propre boutique. Ton œil exercé peut estimer un bijou ou un tonneau de vin à quelques pièces près. Tu sais quand faire monter une enchère et quand baisser un prix juste assez pour conclure. La connaissance des marchés — quelle ville manque de quoi, quelle saison fait grimper quels prix — vaut son pesant d'or. Et sur les routes, tu as souvent eu la chance de ton côté.
Noble
Tu as grandi dans un château, entouré de richesse, de pouvoir et de privilèges. Ta famille, issue de la petite aristocratie, a tenu à ce que tu reçoives une éducation de premier ordre : généalogies des grandes maisons, étiquette, histoire des dynasties — certaines leçons t'ont passionné, d'autres t'ont profondément ennuyé. Les longues heures passées à observer les tiens à la cour t'ont surtout appris l'art de diriger et convaincre. Tu reconnais les armoiries d'un coup d'œil, tu lis les non-dits entre deux phrases courtoises, et tu sais quand un cadeau diplomatique cache une menace. Mais ton nom est aussi un fardeau : le moindre faux pas peut rejaillir sur ta lignée entière.
Sage
Tu as consacré ta jeunesse à la quête du savoir. Des années durant, tu as voyagé de manoir en monastère, rendant toutes sortes de menus services en échange du droit de consulter leurs bibliothèques. Tu as passé d'innombrables soirées penché sur des livres et des parchemins, à amasser des connaissances sur le multivers. Au fil de ces lectures, tu as même saisi les rudiments de la magie et appris à reconnaître les écoles de sorts. L'histoire est ton terrain de jeu favori — dynasties effondrées, guerres anciennes, civilisations perdues, prophéties oubliées. Et plus tu en apprends, plus ton esprit en réclame : cette curiosité te pousse à fouiller, à croiser les sources et à démêler les énigmes.
Marin
Le sel marin coule dans tes veines. Tu as vécu le vent dans le dos et le pont qui tangue sous les pieds — sur une galère marchande, un navire de guerre, un bateau de pêche, ou peut-être un vaisseau aux couleurs douteuses. Tu sais lire les étoiles pour t'orienter, sentir venir la tempête à l'odeur du vent, grimper dans les haubans malgré le roulis. La vie en mer t'a endurci : nuits glaciales à la barre, tempêtes dantesques, abordages où chaque matelot devient soldat. Ton corps a appris à se mouvoir sur des planches mouvantes, et tes poings connaissent autant le bois des bastingages que la mâchoire d'un adversaire éméché. Tu as usé les tabourets de plus de tavernes portuaires que tu ne saurais en compter, et échangé des histoires avec des peuples qui vivent sous les vagues.
Scribe
Ta main sait tenir la plume avec une précision que les sculpteurs t'envient. Copiste dans un scriptorium, gardien d'un monastère voué à la préservation du savoir ou commis d'une administration, tu as appris à écrire d'une main claire et à produire des textes soignés — actes officiels, ouvrages recopiés, peut-être même quelques poèmes, récits ou travaux d'érudition de ta plume. Cette discipline du détail a aiguisé ton œil : tu évites les erreurs dans ce que tu copies, et tu repères une signature contrefaite, un mot gratté sous un autre, une encre trop fraîche sur un document prétendument ancien. Tu connais aussi les archives et leurs registres poussiéreux, là où dorment testaments, correspondances et preuves compromettantes.
Soldat
Tu t'es entraîné à la guerre dès l'âge adulte, et il ne te reste que de rares souvenirs de la vie d'avant les armes. Armée régulière d'un royaume, milice provinciale ou compagnie franche, tu connais l'odeur de la boue des camps, la discipline brutale des marches forcées, et la fraternité qui se forge dans la peur partagée. Le combat est dans ton sang : il t'arrive encore de répéter par réflexe les premiers exercices qu'on t'a enseignés. Puis cet entraînement a trouvé son champ de bataille : tu as fait la guerre pour protéger le royaume. Tu sais ce que c'est de tenir une ligne, de couvrir le repli d'un camarade, d'intimider un ennemi par ta seule présence et de frapper là où ça fait mal. Ton esprit a appris à rester calme quand le chaos règne, et tu portes peut-être encore les cicatrices de tes campagnes — visibles ou non.
Voyageur
Tu as grandi dans la rue, parmi d'autres laissés-pour-compte — certains devenus tes amis, d'autres tes rivaux. Tu dormais où tu pouvais et enchaînais les petits boulots pour manger ; quand la faim devenait insupportable, il t'arrivait de voler. La débrouillardise a été ta première leçon. Ces années dans les recoins oubliés des cités t'ont donné une perception aiguë des gens — qui est dangereux, qui est généreux, qui ment. Tu flaires les opportunités, tu sais te faire oublier, et la chance semble souvent tourner en ta faveur au moment critique. Surtout, tu n'as jamais perdu ta fierté ni renoncé à l'espoir : le destin n'en a pas fini avec toi, et ta force de caractère est ta carte maîtresse.