Faction · Loyal Mauvais · Tor (capitale)
La Concession
La civilité a un prix. Tu peux te l'offrir, ou tu peux la perdre.
La Concession ne marchande pas. Elle achète. Elle achète des routes, des silences, des charges municipales, des permissions ducales, et — quand elle peut — des vestiges du Premier Âge. Sa façade officielle : compagnie de luxe, exporte des objets rares vers les cours étrangères. Sa réalité : un monopole soigneusement tenu sur tout ce qui sort des Marches.
Ses bureaux à Tor sont en marbre de Serel, rouge veiné d'or. Ses comptables portent du linge blanc, des doigts longs et fins, et n'ont jamais touché un objet pré-Chute de leur vie. Ce sont les Mains tachées qui s'en chargent — une dizaine d'agents formés à fouiller les ruines sans laisser de trace.
À Brassevent, la Concession est mal-aimée. Trois ventes ont publiquement échoué après des révélations de l'Ordre des Cendres. Mais la Concession a la mémoire patiente. Elle écrit. Elle compte. Et elle attend.
Histoire
Origines et évolution
Charte fondatrice (an 4 215). Un consortium de marchands de Tor obtient du duc Vellamir une charte exclusive d'export pour tout artefact "de provenance ancienne". Le texte est si vague qu'il couvre presque tout : pierres gravées, mécanismes, statuettes, fragments. La Concession naît de cette ambiguïté, et la cultive depuis.
Premier siècle. Expansion rapide. La Concession ouvre des bureaux à Brassevent, Drelmar, Pieux-d'Ouest. Acheteurs réguliers à la cour de Veshim et chez les princes-marchands d'Aceria. Le Premier Âge devient une mode chez les puissants — la Concession en est le fournisseur exclusif.
Aujourd'hui. Trois ventes majeures ont été torpillées par l'Ordre des Cendres en cinq ans. Le directeur Anselme Tirevent prétend en rire et continuer ses affaires. Sa lieutenante Ysolde Mareuse, elle, a commencé à demander aux Mains tachées de "faire un peu plus attention" — ce qui, chez elle, veut dire faire moins attention aux dommages collatéraux.
Objectifs
4 objectifs fondateurs
Acquérir tout ce qui sort des Marches
Tout vestige pré-Chute en circulation finit dans les coffres de la Concession ou est revendu à un collectionneur étranger. Un acheteur indépendant qui négocie sans passer par eux est, au mieux, dissuadé.
Maintenir le monopole de l'export de luxe
Au-delà des vestiges : parfums, alcools rares, étoffes de Serel, armes de cérémonie. Tout ce qui se vend cher hors du Royaume passe par leurs entrepôts ou leurs courtiers.
Faire taire les saboteurs
Quand l'Ordre des Cendres dénonce publiquement une vente, la pièce est juridiquement bloquée. La Concession ne contre-attaque jamais frontalement — elle érode. Témoins qui se rétractent, juges qui trouvent un intérêt à l'arrangement, journaux qui changent d'avis.
Contenir les Ferrailleurs
Concurrence locale gênante. La Concession a un accord tacite avec leur guilde : vous gardez la ferraille, on garde les belles pièces. Tant que les Ferrailleurs respectent la frontière, paix. Quand ils essaient de revendre une pièce de classe, la Concession rappelle.